Komayō

Le Jeu de la Princesse

Ōgi (王棋, romaji : ōgi) est une variante du shōgi proposant des parties plus courtes et plus dynamiques. Le terme ōgi signifie littéralement le Jeu du Roi, mais il est également connu sous le nom de Hime Asobi (姫遊び, le Jeu de la Princesse), en référence à la protagoniste de La Genèse de l'Enchanteresse. Cette double appellation reflète la particularité du jeu où la princesse, aux côtés du roi, tient un rôle central dans la stratégie.

Position Initiale

Position initiale d'un plateau de ōgi, variante du shōgi sur un échiquier 8x8. Le diagramme en noir et blanc montre, avec leurs caractères kanji, la Tour, le Cavalier, le Fou, la Princesse et le Roi de chaque camp sur leur premier rang, et huit Fu sur leur deuxième rang. Les colonnes sont numérotées de 8 à 1 en haut, les rangées de 一 à 八 sur le côté droit.

Différences avec le Shōgi traditionnel

Le ōgi reprend les principes fondamentaux du shōgi traditionnel, notamment le parachutage des pièces capturées et le système de promotion. Il s'en distingue toutefois sur les points suivants :

Taille du plateau
Le jeu se joue sur une grille de 8×8 cases, contrairement au plateau de 9×9 du shōgi.
Composition des pièces
  • Les Généraux d'Or, les Généraux d'Argent et les Lances sont absents.
  • Chaque camp aligne deux Tours et deux Fous, là où le shōgi n'en compte qu'une et un.
  • Le Cavalier saute en L dans les huit directions, comme aux échecs occidentaux.
  • Une nouvelle pièce, la Princesse (姫), est introduite. Elle combine les déplacements du Fou et du Cavalier.
Promotion
Seul le Fu (le pion) possède une forme promue : le Tokin (と), qui hérite du déplacement du Général d'Or disparu. La zone de promotion se réduit au dernier rang, où la promotion est obligatoire et automatique.
Le double-pas
Un Fu qui n'a jamais bougé peut avancer de deux cases en un seul coup, un emprunt aux échecs occidentaux — sans prise en passant toutefois, les Fu capturant droit devant.
Le roque
Le Roi peut roquer avec chacune de ses Tours, exactement comme aux échecs occidentaux : le Roi se déplace de deux cases vers une Tour n’ayant jamais bougé, qui vient se placer sur la case qu’il vient de traverser. Une Tour parachutée depuis la main a quitté sa case d’origine — elle ne peut jamais roquer.
Fins de partie
Le pat et la triple répétition de la même position sont des parties nulles, comme aux échecs — là où le shōgi fait perdre le joueur bloqué et attend quatre répétitions. La règle des 50 coups s'applique également.
Deux hommes jouant au ōgi tandis qu'une femme mystérieuse en kimono observe dans la pénombre